Hommage à Mozart
Concerto pour violon en ré majeur op 61
Symphonie en Ut majeur
Certaines voix semblent surgir avec une telle évidence qu’il est difficile d’imaginer qu’elles n’aient pas toujours existé. Chez Beethoven et Bizet, malgré leur demi-siècle d’écart, quelque chose s'éveille : une manière de dire le monde qui ne ressemble plus tout à fait à celle des autres.
Avec son Concerto pour violon en ré majeur, Beethoven ouvre un espace de dialogue inédit entre le soliste et l’orchestre. Le violon n’y cherche pas l’éclat pour lui-même : il chante, questionne, entraîne, porté par un discours ample et lumineux. Pierre Fouchenneret se glisse dans cette conversation d’une rare liberté, où la virtuosité se met entièrement au service de l’expression.
Composée à seulement dix-sept ans, la Symphonie en ut majeur révèle déjà un Bizet étonnamment assuré. Derrière la fraîcheur de l’inspiration et l’élan de la jeunesse se dessine une personnalité musicale singulière, dont chaque page semble avancer avec une aisance naturelle et communicative.
Sous la direction de Raphaël Merlin, ces œuvres se répondent comme deux voix qui se cherchent encore parfois, mais dont la force, la couleur et la liberté laissent déjà entrevoir tout un horizon nouveau.