Hommage à Mozart
Concerto n° 1 pour violoncelle en mi bémol majeur
Symphonien° 41 en ut majeur
Dirigeant et tenant conjointement la partie de violoncelle solo, Raphaël Merlin, nouveau directeur artistique de l'OCNA, choisit de faire corps à corps avec les musicien(ne)s, se produisant comme instrumentiste parmi les instrumentistes. Orchestre et chef-soliste se lancent dans une traversée des styles et des époques : du classicisme viennois, avec l'ultime symphonie de Mozart, qualifiée à l’époque de « plus grand triomphe de la composition instrumentale », et dont le surnom « Jupiter » souligne déjà toute la puissance.
On comprend bien pourquoi Jacques Ibert, au milieu du XXe siècle, consacre un véritable petit bonbon musical au génie Mozartien ! Ce mouvement unique, pétillant, vif, rend parfaitement hommage à la clarté du XVIIIe siècle.
Au même moment, loin du néo-classicisme français d’Ibert, Chostakovitch compose son premier Concerto pour violoncelle, éclatant de modernité tant sur les plans harmoniques et rythmiques que par la singularité de sa structure et son orchestration. Profondément ancré dans son époque, ce concerto développe, au-delà d’une vive critique de Staline, une réflexion plus générale sur la tension entre l’individu (le soliste) et le collectif (l’orchestre).
Un clin d'œil et un acte de partage significatifs, qui augurent d'une collaboration harmonieuse entre chef et orchestre.